HISTORIQUE DU VILLAGE



"Commune classée"


"Commune adhérente"


"Commune du site inscrit"

































Les lieux doivent généralement leur naissance et leur histoire à la spécificité de leur site. C’est le cas de Candes St Martin. Dès le Vème siècle le village s’appelle Candata : Cela signifie confluent. Le nom évolue en Canda (1205), Cande (1479), Candes (XVIIème siècle) pour devenir Candes St Martin en 1949.
La commune a toujours été à la limite de 3 régions : L'Anjou, le Poitou et la Touraine. Une borne en témoigne près du hameau de la Bournée, à la limite de Fontevraud l’Abbaye et de Montsoreau.
Du fait de sa position stratégique (Point culminant de la région au dessus d’un confluent avec des sources à l’Ouest et à L’Est) le site de Candes St Martin a été habité très tôt : 2 ponts gallo-romain ont été découvert récemment dans la Vienne, juste en face le bourg. Un reste de villa romaine se trouve dans le parc du château neuf (A l’Ouest du village). Deux kilomètres à l’Est, au lieu-dit “Crissay” a été découvert en 1905 les restes d’un balneum (petit établissement de bains).
L’histoire et le caractère du village sont très marqués par notre “Apôtre des Gaules” St Martin : Il y avait fait construire un prieuré, une école et une église consacrée à St Maurice. Après sa mort les pèlerins affluent pour se recueillir sur le lieu de sa mort. Depuis, Candes connaît une animation et un prestige qui se traduit par ses édifices et ses visiteurs de marque (Sainte Clotilde, Sainte Geneviève, Sainte Radegonde, Charles-le-Chauve, Charles VII, Louis XI...).
Le prieuré subsiste jusqu’au IXème siècle. Les moines desservant l’église se regroupent en chapitre de 12 chanoines. 4 sont désignés pour être les curés de l’église qui devient alors une collégiale. Elle est toujours dédiée à St Maurice mais le nom de St Martin s’y joint ou s’y substitue de plus en plus fréquemment. En 1150 il est décidé de remplacer la vieille collégiale par un nouvel édifice digne de St Martin. Les travaux s’échelonnent de 1175 à 1225.
Depuis le début du Moyen-Age, Candes est une châtellenie appartenant aux Archevêques de Tours. Un château fort leur sert souvent de résidence pendant la saison d'été. Des remparts entourent le village. Une garnison commandée par un capitaine du roi est à demeure. Au XVème siècle la collégiale est même fortifiée.
La Renaissance transforme le village avec la disparition du château fort et la construction de maisons à tourelle, la Prévôté, la Maison-Dieu, le château des Archevêques (chateau-vieux aujourd’hui)...
Candes souffre énormément des guerres de religions. Des attaques provoquent des incendies et des statues de la collégiale sont décapitées.
La nature généreuse suscite une activité économique importante. Le sol en tuffeau se prête à l'extraction de pierres de taille. L’exposition du coteau convient à la culture de la vigne et du prunier. Notre voisin Rabelais conseillait à Panurge de manger des “pruneaux de Tours”. Ils étaient cultivés autour de la confluence Vienne-loire. Aujourd’hui, de vieux fours à pruneaux sont encore en état de fonctionner. Le tout était lié à la batellerie.

La navigation fluviale est le moyen de transport le plus utilisé. La vallée de la Loire offre un réseau navigable très vaste et largement utilisé. Toutes les embarcations s’arrêtent à Candes pour acquitter un péage. Les terriens et les mariniers cohabitent à Candes. La batellerie induit divers métiers sur le village : Baliseur, boucher, boulanger, charpentier, cloutier, gabelou, taillandier. Les gabares remontent le sel, les denrées exotiques, les poissons séchés, les coquillages... Les salambardes descendent le charbon, le vin, la faïence puis sont démontées pour vendre le bois. Nous retrouvons, dans l’habitat Candais d’anciennes pièces de bateaux : Mats dans les charpentes, planches dans les sols et les portes...

En 1682 l’archevêque de Tours lance la construction d’un nouveau château avec parc boisé et terrasse.
La collégiale, avec ses 500 ans, supporte mal le tremblement de terre de 1715. Malgré des réparations immédiates, elle s’écroule en plusieurs endroits. La reconstruction commence en 1725.
Grâce au testament du chanoine Michelet, une maison est achetée vers la fin du XVIIIème puis transformée en “Maison de Charité” pour soulager les malades et instruire les jeunes filles. Elle est tenue par des religieuses. Les dernières quitteront Candes en 1940.
En 1781 les deux châteaux sont vendus à Alexandre Cailleau, entrepreneur à Saumur et possédant déjà des biens sur Fontevraud, Couziers et Candes. Il put les conserver grâce à son soutien du mouvement révolutionnaire.
En 1789 une partie des fortifications du village est démolie.
A part un meurtre sordide sur un prisonnier d’un convoi parti de Saumur en 1793 il semble que notre village traverse les périodes troubles de la révolution sans grand problème. Candes est alors chef lieu de canton dépendant du district de Chinon. Le canton de Candes regroupe 4 communes : Couziers, Lerné, St Germain les Candes et Candes.
La population est passée de 500 habitants à la fin du XVIIème pour atteindre 748 en 1831.
Le châtelain fait monter un autel de la Vierge dans la collégiale en 1806. Il devient maire en 1811 et transforme complètement le “Château neuf”.
En 1826 la route départementale Chinon-Candes est terminée.
Les bateaux traditionnels disparaissent au profit de la vapeur. En 1829, le premier paquebot de la ligne Nantes-Orléans passe devant Candes. Une vingtaine d’années plus tard le chemin de fer est préféré à ces nouvelles embarcations.
La population se maintient. On compte une vingtaine de métiers différents : Mariniers, cultivateurs, fonctionnaires, boucher, tisserand, sabotier, tonnelier, charpentier, tailleur, couvreur, carrier, cloutier, serrurier, cordier, ferblantier, chirurgien, médecin...
La collégiale est classée monument historique en 1840. Elle est restaurée en 1835 puis en 1852. Deux autels secondaires sont supprimés. Le Maître autel est reculé vers le fond du choeur. Ces opérations mettent à jour des reliques martiniennes : Récipient de verre contenant du sang des martyrs de la légion thébaine et une ardoise indiquant la 1ere mise à jour de ces reliques en 1783.
Juin 1856 voit une crue de 6 mètres envahir le bas du village, établissant un record non battu à ce jour. La même année des vestiges gallo-romains sont découverts par le propriétaire, Jean-Baptiste Cailleau dans le parc du château neuf. On pense à un temple puis la thèse d’une villa est privilégiée.
Jean-Baptiste Cailleau meurt en 1872. le château neuf est donné à un petit fils Armand Gaspard De Bejarry qui exploite les vignobles attachés au domaine. Ce château restera dans la famille jusqu’en 1970. Il est acheté par Léon Katchatouroff, industriel parisien qui y fera d’importants travaux de restauration.
Mme veuve Cailleau décède en 1905. Le château vieux devient la propriété de sa fille, Mme Guérin du Grand-Launay. Le petit fils, Raoul le vendra en 1960 au Marquis de l’Estrade. En 1970 il est acheté par Michel Dauge, médecin et actuellement maire du village.
En 1906 la commune ne compte plus que 320 habitants. Les maisons se transforment en résidences secondaires, surtout celles situées en bordure de rivière.
“Coq en bois” réalise le dernier transport fluvial en 1913.
La 1ere guerre mondiale prend 12 enfants de la commune.
Le village se partage entre ceux des hauts (cultivateurs, viticulteurs...) et ceux des bas (vacanciers). La charrière puis le transbordeur permettent de traverser la Vienne.
A part quelques dégradations dans les maisons secondaires causées par les occupants, les bombardements de la 2eme guerre mondiale ont épargné Candes.
Après une brève croissance en 1955, la population est retombée à moins de 300 habitants, de moins en moins actifs.
Le développement de la circulation automobile impose des grands travaux : 
1969 : Ouverture du pont traversant la Vienne
1981 : Ouverture de la déviation du village
2002 : Aménagement de la traversée du bourg

Candes est aujourd'hui un agréable village touristique qui, cependant, tente de préserver quelques activités et d'en créer de nouvelles.


Vue traditionnelle du village La borne des 3 évéchés située près du hameau de la Bournée


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